lundi 21 mars 2016

Un ami Pour Pégase

Depuis que l’homme au glaive est parti, Pégase s’ennuie et il ne lui revient pas l’énergie d’antan. Pégase mange et rumine.

Un jeune garçon de 8 ans et son chien arrivèrent un matin.

Pégase plutôt que d’avoir peur et de craindre, décida de s’approcher de l’enfant et de ne pas craindre le chien. Le chien au début était un peu turbulent, jappant et tournant, mais Pégase décida d’être à la fois tolérant et calme et un peu menaçant. L’équilibre survint. 

Pégase avait envie de promener l’enfant sur son dos. Il s’approcha et jouxta l’enclos pour montrer à l’enfant qu’il pouvait y grimper et ensuite s’installer sur son dos.

L’enfant comprit et monta sur le cheval. Il eut peur au début, mais Pégase comprit qu’il devait aller lentement pour que l’enfant s’habitue et que le chien ne craigne pas pour son maître. Ils trottèrent donc et ce fut une première sortie réussie pour tout le monde.

L’enfant descendit du cheval, lui offrit du foin, un ruban et lui brossa le flanc. Le chien se frotta sur les pattes du cheval et restèrent assez longtemps ensuite pour que tout le monde soit rassuré de leur amitié.

Les 8 cavaliers de l’armée en débandade du Mordor.

Ils sont arrivés les 8 gars, tous à la mine rabougrie, sales et méchants.
Ils attaquaient l’enfant. Un enfant apeuré et affaibli.

Avec leurs piques, ils agressaient les flancs du bambin.

Le premier à se convertir fut le plus jeune des 8. Une des personnes de l’île lui dit : tu sais, ici on est bien.

-Que te manque-t-il ?
-Le repos, un toit et du travail.

Nous avons tout ça. Même un salaire et des vacances.

Tu feras rire l’enfant et tu seras le jardinier de l’île.
Aimes-tu mieux les femmes ou les hommes ?

Il rougit : les hommes.

On te fournira un amant. Il sera gentil et attentionné et partira tôt le matin et arrivera tard le soir avec une chandelle et une bouteille de vin.

C’est bien ! Je quitte l’armée ! De toute manière, les autre gars m’emmerdent.


Hassam « Archer » Appât.

Dés que l’enfant se levait et reprenait de la force, il lui décochait une flèche.
Et un jour l’enfant attrapa la flèche et lui dit : Arrête ! en le brulant des yeux.
Ses yeux brûlaient tellement que le fond de sa rétine en fut atteinte. Il se retrouva dans l’impossibilité de tirer. Il n’était plus bon à rien. Une femme passa : que cherches-tu Hassam ?

-Un lieu de prière et des sources chaudes.
-Nous avons une cathédrale !
- Oui, mais je suis musulman.
-Mmmm…accepterais-tu qu’on convertisse une partie de la Cathédrale pour que ce soit une mosquée temporaire ?
- Oui !
-Il y a en-dessous de la cathédrale des sources chaudes dans une caverne que tu pourras utiliser comme Mosquée.
-J’aurais besoin d’un coreligionnaire !
 Il y a Mohammad Douth, qui est musulman et ce serait bien que tu rencontres Brahma Ménard et l’archevêque Phone. Il y a Jésus aussi qui passe des fois. Ils jouent aux cartes et discutent.

-Wow !






samedi 27 février 2016

Pégase

L'homme au bouclier était arrivé au bord de l'enclos, il y a deux ans et demi.
Il était étrange, sans poil. Ferme et fermé.

Il s'était approché et Pégase avait reculé, sans fuir.

Du bord de l'enclos, l'homme au bouclier avait tendu une poignée d'herbe fraîche. Pégase ne bougea pas, mais son oeil sourcilla.

Il partit, mais Pégase était demeuré interloqué. Lui, si splendide, avec sa robe de houille, qui d'ordinaire, conquérait et montait, avait été saisi de stupeur. On essayait de l'attirer.

Cela prit un temps avant que l'homme au bouclier ne revienne. Mais pas trop de temps.

À ce moment, Pégase devint plus nerveux. Qu'allait-il faire?
Il reprit sa gerbe d'herbe fraîche, mais siffla. Un siffle léger, modulé et clair.

Je crois que cela fit jaillir une vieille mémoire de quelque chose de bien et de bon, et Pégase s'approcha. Un peu timide, mais avec constance dans le pas.

L'homme tendit la main et le flatta, pendant plusieurs heures. Le museau, l'échine, le flanc, la croupe, le crin. Pégase, d'ordinaire nerveux, devint plus calme. L'homme quitta encore, mais plus lentement, avec cérémonial.

Il revint tous les jours pendant 1 an. Pégase jouait même...une transformation.
Il parlait peu, mais était présent. Il semblait souvent inquiet, et même des fois, un peu triste, mais il était souvent là, et tendre.

Un jour, il ouvrit la bouche et dit: Pégase, mon ami, je vais partir. Il pleura beaucoup avec des sons d'airain brisé, son bouclier tintant sur l'enclos. Pégase baissa la tête, souhaitant que ce ne fusse pas vrai.

Plusieurs fois, il revint, donner son amour à Pégase et Pégase était triste, parce qu'il ne voulait pas que l'homme partît.

Et Pégase se disait: Que faire lorsqu'on est qu'un cheval sans main pour retenir les gens????

Puis, il partit. Mais il envoyait des oiseaux qui venaient siffler des messages spéciaux.
Puis, un jour, Pégase dit à l'oiseau:

Oiseau, mon coeur est gros et tu dois dire à l'homme au bouclier de cesser de m'envoyer des siffles spéciaux, car l'eau s'amasse autour de mon coeur et je me noie en moi.


L'oiseau pleura en peu et s'envola.

Puis, le cirque arriva en ville. Avec ses propriétaires bruyants, les enfants méchants qui lançait des roches et Pégase se trouva seul dans la partie la plus reculée de l'enclos, fuyant le bruit et la méchanceté des hommes. Au moins, là-bas, il y a la forêt et tout ses amis animaux: l'écureuil, la brebis, le lama, les colombes, le canari, un tapir avec qui on rigole bien et c'est détendu.

Puis, un jour Pégase revint près de la ville, sortit de son enclos et vint mettre ses deux pattes d'en avant en pleine figure des deux méchants propriétaires.

JE NE SUIS PAS VOTRE PROPRIÉTÉ
DÉGAGEZ!, hennit le cheval en fracassant le visage des oppresseurs.

Cessez de me faire croire que vous me voulez du bien, dit-il plus bas en quittant.

Le cirque partit, les propriétaires défaits et brisés, dépossédés de ce qu'ils croyaient être leur bien.

------------------

Pégase brouta. Il portait sa tristesse et souvent, elle lui était étrangère.

Homme au bouclier reviendras-tu? Non répondit la vallée, je ne sais pas dit la forêt.
Homme au bouclier, Pégase ne comptait pas assez pour que tu restes? le silence de l'hiver susurra: mauvaise question.
Homme au bouclier, tu m'as adopté, moi qui approche avec précaution et circonspection. Tu m'as flatté, je t'ai aimé et tu es parti. Et je suis triste. J'ai envie de dire pourquoi? Mais étant un cheval sauvage et aussi sage, je sais que pourquoi ouvre les portes de l'enfer et de ses vapeurs putrides, alors je m'en abstiens.

Je broute, je me dis que peut-être qu'un autre cheval sauvage saurait me tenir compagnie. Je me dis aussi que la prochaine fois, j'aurai moins peur, je serai plus confiant et je m'approcherai plus volontiers car ma robe de houille aime à se faire caresser.


mercredi 13 août 2014

Athéna Kontext

À dos d'hippocampe,
sur un chariot de bronze,
Athéna Kontext,
la déesse de la sagesse,
atterrit sur l'île pour en faire sa demeure.
Son temple,
où l'on entre nu,
et léger,
duquel on ressort
propre
et éclairé
permet à la critique
de se
taire
de construire
au lieu de dé
truire
et de vivre dans le monde plus sereinement
Les pinsons se tiennent plus cois
Respectant enfin l'oeuvre de silence
pépiant maintenant plus clairement
une chanson joyeuse
définie par l'espace et la paix

Athéna Kontext respire.

Satan et Saton

Satan marchait avec agitation sur l'île et ne savait pas trop quoi faire.
Depuis le typhon, il fut très agité et ne sut comment gérer son énergie.
Sa petite veste bleue le serrait amèrement et il la déchira à plusieurs reprises, sachant tout de même qu'elle lui servait. Satan s'était calmé à plusieurs reprises, mais bien souvent l'irritation le gagnait et il avait peur de perdre le contrôle de nouveau. Et puis, Satan était irrité d'être irrité, surtout sans projet de théâtre à gérer, sans infrastructure claire pour créer.

Donc, Satan déambulait sur l'île quand des buissons un petit diable sortit, encore plus petit que lui, hurlant dans un langage incompréhensible et excédé qui mêlait, la colère, la peur et le désarroi, l'irritation et le besoin d'amour. Satan resta interloqué et touché de cette apparition surprise. Le diablotin fulminait, poings levés, les larmes coulant de ses joues. Satan prit sa main et la mit sur sa tête et lui dit: ça va bien aller maintenant, Satan est avec toi. Saton soupira et se calma. Il avait perdu sa Maman et il avait peur. Satan et Saton partirent en courant, se querellant parfois, Satan étant le plus raisonnable, consolant et calmant Saton.

jeudi 17 juillet 2014

Des maisons pour tout le monde

La pythie :
A une cabane en bois rond en face de son puits.  Elle a un lit avec des coussins aux tissus moirés : rouge, or, pourpre, jaune et vert sombre. Il y a des pendentifs, des breloques et de l’encens.  C’est exigu, c’est comme ça qu’elle aime ça.

Fred de Paris :
Il a un appart super classe à Paris, pas cher, plein de lumière où il fait la fête avec ses amis !
C’est chouette ! Il s’éveille le matin en forme avec l’envie de faire plein de trucs.
Il va au gym et regarde les garçons. Il mange au restaurant le midi et se la pète ! Ouais !

Roger :

A une maisonnette plus grande avec un terrain et des fleurs. Son copain, Marc, un gars plus jeune a décidé de venir vivre avec lui. Wouah ! Ça fait toute une différence. Roger est plus joyeux assez calme et des fois sage. Marc aime se faire prendre par derrière et jouit sans se toucher. C’est une maison de pierre et de ciment de style anglais.  Le jardin est ceint par une clôture de bois et il y a aussi une chèvre qui s’appelle Martine. Quand il fait soleil, elle parle ; quand il fait gris, elle siffle et la nuit elle dort.

Fred le moins déprimé

n’a toujours pas de logement. Il pense peut-être partir avec sa copine en road trip. Il va prendre une décapotable et il suit en ce moment des cours de chinois.

jeudi 19 juin 2014

Les nouvelles




Roger le grumpy rumine dans son coin sur le sort du monde. Sur les chars qui ne mettent pas leurs clignotants, sur la culture qui va au yable, sur les gays qui ne s’engagent pas, sur les élèves poches, sur les boss relax, sur l’hiver trop frette, sur sa situation. Il déteste le monde, la vie et les autres. Il a souvent mal à la tête, des hémorroïdes. Il est dans son coin de l’île et n’aime personne. Un matin il s’est levé et a décidé d’aller courir et de se mettre en forme. Dans la nuit un autre est venu et il l’a embrassé. Il s’est laissé aller. Il s’est laissé faire. Ils se sont déshabillés et ils ont dormi nu ensemble. C’est le lendemain qu’il est allé courir. Il s’est dit qu’il le ferait souvent et sérieusement. Peut-être même deviendrait-il entraîneur.

Fred !

Fred il est gay ! Oui ! Il adore ça. Il a un copain vraiment gentil qui le laisse bien libre de draguer. Il aime la fête, le champagne, les copines. Il vit à Paris et aussi sur l’île. Il voyage et aime la vie. Il déteste beaucoup de choses et avec bonheur. « Ah ! ce qu’il est con ! C’est drôle être con comme ça » « Quelle salope celle-là ! Une conne sans culture ! ».  Il est très ami avec XXXX, la Pythie de l’île. Ils mangent des gâteaux à la crème et se racontent leurs histoires de cul, parlent de politique, chantent de la musique de cabaret et se costument.

Fred L

Fred le déprimé. Il veut tout le temps mourir ou du moins souvent. Son histoire est triste. Il vient d’ailleurs. Sa mère s’est suicidée, sa copine est devenue lesbienne, il est séropositif parce que suite à sa rupture il a voulu essayer les hommes et il ne s’est pas protégé. Première fois avec un mec et BANG ! Ensuite, il a perdu son emploi parce qu’ils ont découvert qu’il prenait la trithérapie. Puis il a décidé de prendre l’avion pour aller se changer les idées dans le sud et son avion a explosé en vol. Il tombait, il tombait et finalement une cigogne passa qui le recueillit sur son dos et l’amena sur l’île. Une île dévastée par un typhon. Avec des gens malheureux pour la plupart. Il a passé plusieurs mois prostré envisageant de mourir sans jamais faire de plan.

Une nuit, un ange passa. Il déshabilla Fred le déprimé et lui fit l’amour tendrement. Par derrière, il le pénétra. Fred jouit. Plusieurs fois sans même se toucher. Le sperme coula abondant de son sexe dur, son prépuce dégoulinant de semence. La vie circula en lui et le lendemain il alla chercher quelqu’un, une fille, une amie pour pleurer et s’épancher. Une amie à qui il pourrait dire sa peine.





Le Coach.

Coach Bob me dit que je suis trop fatigué pour m’entraîner. Il faut me remettre en forme physiquement.

Le trou

Je ne passe plus de temps dans le trou. Je suis trop occupé à construire des trucs à l’extérieur.

Pégase

Pégase court. Il est nerveux. Pendant longtemps, on l’a mis dans un wagon seul. Pas de possibilité de regarder à l’extérieur. Avec de la nourriture, tout de même. Il se laisse approcher difficilement. Seul l’homme au glaive réussit à l’approcher et à ce moment, Pégase se détend et se frotte. L’homme au glaive parle peu et lui dit des mots gentils qui le calme. Il lui dit que tout va bien, qu’il est beau, qu’il aime être avec lui. Il lui frotte les oreilles, le museau et la croupe et Pégase expire violemment par ses naseaux. Si un jour Pégase est monté, ce sera par l’homme au Glaive.

Fred L… J

Fred a trouvé une amie. Il lui a dit toute sa vie. Il a reçu aussi une lettre. De sa vie d’avant, du ministère de la santé. Il y a eu une erreur : il n’est pas séropositif. Les tests avaient été faits par un médecin très malheureux, lui-même séropositif. Il avait voulu partager son malheur avec d’autres. Tant de souffrance et d’inquiétude en vain.

Fred de Paris.


Il a trop fêté. Il a la gueule de bois et peine à travailler. De la mesure dans l’excès.